Patrimoine naturel

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SAINT GERMAIN VOUS INFORME

Patrimoine naturel


Vous trouverez ci-dessous un aperçu du patrimoine naturel de Saint Germain.

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Les paysages

La géologie

Le territoire de la commune, avec ses 2023 hectares, est situé à l’est du Poitou. Son implantation suit les axes de circulation, notamment la vallée de la Gartempe, élément structurant de la commune. Les pâturages et cultures se développent dans la vallée, alors que les habitations sont situées sur les points les plus élevés.

La géologie de Saint-Germain appartient à celle du seuil du Poitou. Le sous-sol est constitué d’assises calcaires recouvertes localement de sédiments sablo-argileux. Le relief est un plateau entamé par la vallée de la Gartempe, d’où la présence de sables et graviers alluvionnaires dans la partie basse du bourg.

Le calcaire de Saint-Germain a été utilisé comme pierre de taille et expédié vers Montmorillon et Le Blanc. Un four à chaux, cité à la fin du 19ème siècle, exploitait cette matière première. La qualité du calcaire est à l’origine de l’activité du groupe Tartarin.

L’eau est rare en surface ; elle s’infiltre en profondeur et crée un réseau hydrographique souterrain. Celui-ci se matérialise par des gouffres comme dans le bois de la Vente et par la profondeur des puits, qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres.

Saint-Germain est marqué par l’existence d’un système de trois vallées communiquant entre elles : les vallées sèches des “Grands Essarts” et de la “Vallée Poirier” et la vallée de la Gartempe.
Le vallon des grand Essarts (par ici appelée « Vallée de Josaphat (ou Josephat) a été répertorié en qualité de Znieff (Zone Naturelle d’intérêt Écologique , Faunistique et floristique). Sur un espace de 15 hectares environ, se sont développées des conditions favorables à l’existence d’espèces rares et protégées.

La flore, la faune, la Znieff des grands Essarts

OrchidéeLa petite vallée calcaire sèche, sinueuse et encaissée, est enjambée par l’ancienne voie ferrée Poitiers-Châteauroux. Les ponts freinent l’écoulement du ruisseau temporaire qui se forme lors des épisodes pluvieux. Les conditions de fraîcheur et d’humidité du vallon, orienté au nord et à l’est, constituent un microclimat à l’ambiance montagnarde, exceptionnel dans le contexte régional. Il a permis l’installation d’une riche flore de sous bois remarquable par la présence de deux plantes montagnardes : la laîche digitée (carex digitata) et le lis martagon (Lilium martagon). La présence simultanée de milieux aquatiques, boisés et cultivés sur un espace restreint est un atout pour la richesse de la biodiversité. La proximité des étangs de la Brenne explique le passage d’oiseaux migrateurs. Mais la régression du bocage est un facteur d’appauvrissement de la faune et de la flore et de risque accru d’érosion.

L’agriculture

Les sols, souvent favorables aux cultures, étaient consacrés aux céréales, à l’élevage et à la vigne. Les parcelles entourées de haies et de murets de pierres sèches constituaient un paysage de bocage. Depuis quelques décennies, le paysage évolue avec une tendance marquée à l’arrachage des haies lié au développement des grandes cultures, jugées plus rentables que l’élevage.

Le sentier de randonnée “la Vigne aux moines”, évoque les parcelles de vignes de l’abbaye de Saint-Savin. Aujourd’hui on peut encore en apercevoir quelques unes. En suivant le sentier “la Vigne aux Moines” entre les anciens ponts de chemin de fer, non loin de la Rochetalière, on emprunte la vallée sèche sous une voûte d’arbres (vallée de Josaphat (ou Joséphat). C’est une importante et belle station d’ail des ours (Allium ursinum) (source (viagallica.com) ), plante des sous-bois frais et ombragés. Autrefois on appréciait son bulbe et ses feuilles comme légume ou condiment. Utilisé comme plante médicinale chez les Celtes et les Germains pour ses propriétés antiseptiques, il contient beaucoup de vitamine C. Le nom de Josaphat (ou Joséphat) vient peut-être en référence à la vallée de Josaphat du Moyen-Orient située entre Jérusalem et le Mont des Oliviers. L’origine de ce toponyme à Saint Germain demeure inconnue.

Tiré du magazine “Laissez-vous conter Saint-Germain
en hommage à Jean-Paul Chambet

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