Patrimoine bâti

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SAINT GERMAIN VOUS INFORME

Patrimoine bâti


Vous trouverez ci-dessous un aperçu du patrimoine bâti de Saint Germain.

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L’église Saint-Germain

L’église romane dédiée à Saint Germain l’Auxerrois fut remaniée au 19ème siècle comme en témoignent le décor peint et les vitraux. D’autres éléments du patrimoine religieux, comme l’ancienne chapelle de Bouesse et les croix de chemin rappellent les dévotions des habitants au fil des siècles.

La “chapelle” Saint-Germain est mentionnée pour la première fois dans une bulle du pape Luce III en 1184. Ce texte confirme les possessions de l’abbaye de Saint-Savin. Elle reste dans les dépendances de l’abbaye jusqu’à la Révolution. Après la Révolution, l’abbatiale de Saint-Savin devenue église paroissiale, on prescrit en 1811 de détruire les petites églises paroissiales des environs. L’église Saint-Germain est concernée, mais les habitants s’opposent vivement à cette décision. Dans les registres municipaux de Saint-Germain, une lettre de 1817 conteste le rattachement de Saint-Germain à Saint-Savin et parmi les problèmes invoqués, il est cité “la perte de la messe”. Les habitants obtiennent gain de cause en 1826 et bénéficient d’un curé jusqu’en 1938.

L’église romane (12ème siècle) présente une nef unique, charpentée, et s’achève par un chevet plat.

Le décor

au cours du 19ème siècle, l’église reçoit un nouveau décor peint. Dans la nef, les peintures sont essentiellement décoratives avec des motifs floraux et végétaux aux couleurs variées. Dans le chœur, un programme plus complexe se développe avec un décor polychrome et un décor dit en “grisailles” (peintures réalisées en dégradé de gris, donnant l’illusion de bas-reliefs). Dans la partie droite du chœur, sainte Geneviève et un religieux sont représentés alors que la voûte en berceau est ornée d’un ciel étoilé. Cette partie a révélé une signature et une date lors des restaurations : “Jules Guerry peintre” et “1866”.
Fresque église Saint GermainSur la voûte en cul de four, un Christ bénissant, assis sur un trône majestueux, tient dans sa maint gauche un globe surmonté d’une croix dorée. Il est vêtu d’un manteau bleu, symbole d’éternité. Le Christ est encadré par cinq anges tenant les évangiles et la croix.

Les grisailles

Les parties basses de l’abside sont illustrées par un ensemble de grisailles originales qui valent à l’église de Saint-Germain sa réputation au sein de la “vallée des fresques”. Elles représentent différents épisodes de la vie de Saint Germain, évêque d’Auxerre, de saint Loup, évêque de Troyes et sainte Geneviève, protectrice de Paris.

Grisailles église Saint Germain.jpgÀ gauche, Saint Germain baptise la future sainte Geneviève. La seconde, à droite, se déroule en présence de nombreux témoins qui observent l’évêque d’Auxerre guérir une jeune aveugle amenée par ses parents. Ces compositions, très étudiées, ont demandé au peintre une longue recherche. Deux scènes en bas-relief ont été réalisées au préalable afin de travailler les ombres et les lumières.

Cela explique le beau rendu des ombres, des plis des vêtements et de façon générale le réalisme de ces scènes.
Les peintures de la voûte de l’abside et les grisailles ont été réalisées par Octave Pichault. Exécutées sur un enduit sec, elles sont représentatives du 19ème siècle.

Octave Pichault (1827 – 1907)

Né à Poitiers en 1827, il a suivi une formation de peintre à l’École royale des Beaux Arts de Paris où il est l’élève de Crolling et amis de Henner. En 1850 il participe à l’exposition de Poitiers, preuve d’une activité artistique reconnue, même s’il dirigeait une minoterie et une scierie sur la commune actuelle de Jaunay Marigny. Lors de l’incendie de cette dernière, beaucoup de toiles de l’artiste ont été perdues.

Les vitraux

À la fin du 19ème siècle, les vitraux de l’église sont remplacés. En cette période de renouveau de l’art du vitrail, cinq vitraux ont été réalisés par l’atelier renommé “Gesta fils” de Toulouse. Ils représentent saint Étienne, sainte Anne et la Vierge. Jeanne d’Arc, le Christ Bon pasteur et le Sacré-cœur. Les couleurs sont riches et variées, les figures idéalisées typiques du 19ème siècle.

La statuaire*

Statut Saint GermainLa statue la plus ancienne est celle de la Vierge à l’Enfant, datée du 18ème siècle, en bois polychrome. Les autres statues de l’église sont datées du 19ème siècle ou du début du 20ème siècle et ont bénéficié d’un programme de restauration en 2008 (cette initiative a reçu le prix de la fondation SUZA du patrimoine le 28 mai 2008).
Elles représentent les dévotions importantes de l’époque : le Sacré-cœur, Jeanne d’Arc et Saint Germain, patron de l’église.

À l’entrée du chœur, deux statues témoignent de l’histoire religieuse locale avec les figures d’André-Hubert Fournet (1752-1834) et Élizabeth Bichier des Ages (1773-1838), les fondateurs des “Filles de la Croix” dont la maison mère est située à La Puye (Vienne)

* Ensemble et caractères des statues d'une époque, d'un pays, d'un monument - source : Définitions : statuaire - Dictionnaire de français Larousse.

Tiré du magazine “Laissez-vous conter Saint-Germain
en hommage à Jean-Paul Chambet

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